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MARDI
14 JUILLET
Repos
! Je suis bien content de cette relâche.
Ce matin, déjeuner européen : Alpen & Earl Grey.
Depuis la terrasse de notre pavillon qui donne sur les neiges éternelles,
je me prends à m'imaginer dans la peau d'un colonel de sa
Majesté. Ah ! Les Indes. Les ambiances, les odeurs, les
couleurs sont exacerbées, et ressortent de l'empire minéral
des montagnes.
Nous réparons le vélo du cycliste japonais. Il
roule depuis 5 ans, aux quatre coins du monde. Nous sommes étonnés
de son manque de débrouillardise ; Nicolas transforme son
vélo en voilier, avec des bouts de ficelle et des sandows.
Au bout du compte, une réparation survient, qui émerveille
notre ami le samouraï.
Nous rencontrons aussi un Indien, qui, fasciné par
le cinéma hollywoodien, a émigré aux USA. Il
est ici en visite. Il visite son propre pays.
Je ne répèterai pas assez combien ce jour de repos
me fait du bien. Une journée dont on peut enfin prélever
quelques heures pour soi.
Dès demain, nous recommencerons notre guérilla
contre l'Hmalaya. A force de patience et d'huile de jambes,
nous déjouons ses pièges un à un. Inexorablement,
nous progressons. A pas de nain certes, mais nous avançons.
Déjà un col et 120km.
Une épreuve terrible s'annonce, qui est déjà
en partie commencée : l'altitude. La bataille contre
l'altitude va être rude, éprouvante, sans merci.
La route elle-même, non revêtue, va se liguer avec la
montagne contre nous.
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MERCREDI
15 JUILLET
Debout
5h15. Départ 7h. 44 km. 1000m. Belle journée.
A 11h, nous avons déjà avalé 28km. Nous mangeons
à Darcha, au check point.
Nous roulons bien. Nous tenterons demain le Baralacha La(4900m).
Il reste moins de 700m et de l'ordre de 35km. Ce soir, nous campons
à Patseo, au pied d'une vallée glaciaire.
Vers 18h, je me sens mal. [
] Quinodis . Puis dodo.
Il est 18h30. Tout de suite, le Baralacha La devient moins sûr.
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