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MARDI
7 JUILLET 1998
Arrivée dans la nuit à Delhi. Il fait déjà
étouffant, à 3h du matin. Patrick négocie 2
jeeps pour aller à la bus station. Premières surprises,
premières angoisses. Des gens, accrochés aux grilles,
nous fixent, les yeux hagards. Arrivés à la bus station,
nous attendons le bus (quel bus? La réponse viendra après
2h)
.
C'est la cour des miracles, la crasse, la chaleur, la misère,
les gens qui dorment à même le sol. Vers 5h, l'effervescence
commence. Les policiers, munis de bâtons, réveillent
les corps gisant à coups de bâton sur les pieds.
Enfin, à 6h, nous prenons le bus. Le bus TATA, bus indien
par excellence. Premières surprises. La route est un
tapis, une scène sur laquelle se livre une lutte sans merci,
une lutte d'influence pour celui qui gagnera le droit du passage.
Tantôt à gauche, tantôt à droite, le TATA
fou fonce et klaxonne.
Je réalise enfin à quel point tout sera différent
dans ce voyage. J'ai perdu mes repères, il faut se réhabituer.
A 10h, changement de bus. Le nôtre est au bout du rouleau.
Alors, dans la mousson finissante, nous transbahutons notre matériel.
Nous ne mangeons pas, que les nos biscuits et tartines de Bruxelles.
Nous voulons à tout prix éviter la vavite dans le
bus. Et la prudence paie.
Que dire du voyage en bus ? 15h, ballottés, assourdis et
dans la poussière. J'attends Manali avec impatience car
dans la plaine, mes poumons peinent. Nous sympathisons avec
un jeune indien. Nous échangeons avec lui nos dextro energy
contre quelques biscuits.
Enfin, vers 21h30, nous arrivons à Kulu. Après
un marchandage raté qui se termine par des menaces, nous
logeons à l'hôtel (260Rs/4)
Nous avons quitté Bruxelles hier à 7h, sans dormir
depuis déjà 2 ou 3 j. Nous nous effondrons dans nos
lits jusqu'à 10h30, le mercredi 8.
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