Il a sillonné le sud de l'Afrique
en coccinelle, dans un périple qui aura duré
trois mois sur plus de onze mille kilomètres à
travers les magnifiques savanes et parcs naturels du Zimbabwe,
les chemins sablonneux et marécages de la Zambie, les
plateaux et lacs du Malawi et les cotes du Mozambique.
Les voyages de ce jeune baroudeur et journaliste indépendant
ne s'arrêtent pas là.
En 1998 il part pour la deuxième fois au
Cambodge. Cette destination le fascine depuis sa première
visite, lors d'un périple au
Vietnam et au Laos une année auparavant. C'est
le mois de juillet et le pays est en pleine période
d'élections.
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" Il y a quelque chose de magique au Cambodge. Soit
vous la ressentez, soit vous ne la ressentez pas. Il n'existe
pas de sentiment mitigé. (
)
Je
ferais mieux de ne pas analyser trop profondément
ce qui m'y a fait retourner. Il y avait mon père
à Ho Chi Minh Ville à qui je voulais rendre
visite. Il y avait l'amélioration de la sécurité
dans la province cambodgienne. Il y avait quelques articles
à écrire.
Toutes
des vraies raisons, mais peut-être il y avait aussi
ce sentiment d'être dans un endroit où quelques-unes
des pires horreurs de l'humanité avaient été
commises, l'aventure d'aller dans les provinces dont aucun
guide touristique vous dit s'il y a un hôtel ou si
le Khmer Rouge peut vous kidnapper.
Mais, soyons clairs : Mon sens de l'aventure n'est pas être
prisonnier d'un soldat ivre qui me pointe avec son arme.
C'est l'exceptionnel, l'inconnu et la magie. "
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Une
rencontre hasardeuse avec un journaliste et observateur
international des élections le décidera
à devenir lui-même observateur volontaire.
Expérience
qui lui permettra d'entrer en contact de façon
plus directe avec les gens du pays et mieux comprendre
leur culture, comme lors d'une rencontre avec des
moines bouddhistes dans en petit monastère
à la campagne.
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"
Quand je leur disais que j'étais un observateur
des élections ils pensaient que je gagnais
beaucoup d'argent. Je leur ai dit que j'étais
volontaire.
Ils ne semblaient pas comprendre (
) ceci ne
collait pas avec leur image de l'expatrié bien
payé avec le 4x4, vivant dans style de vie
colonial qui l'on trouve par centaines au Cambodge.
L'un d'entre eux m'a demandé " Pourquoi
est-ce que vous faites ceci? " Je lui ai répondu
" J'essaye de faire une toute petite contribution
pour que les gens se sentent plus libres quand ils
votent. Et j'aimerais qu'ils fassent une nouvelle
expérience "
Cet homme était clairement ému, et il
a dit quelque chose qui m'a profondément touché,
je n'oublierais ceci de toute ma vie : " Au nom
du peuple cambodgien, je voudrais vous remercier.
Je voudrais vous donner quelque chose à votre
tour. Mais je ne possède rien. Tout ce que
je peux vous donner sont mes prières quand
vous irez à Stung Treng . "
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Ce
périple ainsi que ceux qui précèdent
et suivent susciteront une véritable philosophie
du voyage et une ouverture au monde.
Ils le décideront à entreprendre des études
de Relations Internationales à l'Université
de Genève ; des études qui devraient bientôt
lui permettre de faire du voyage un moyen de se mettre
au service des gens qu'il rencontre. |
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"
Voyager est se mettre en route pendant quelques mois,
avec peu d'argent et un esprit ouvert, utiliser les
moyens de transport locaux, manger principalement
la nourriture locale, rencontrer les gens du pays
- et d'autres routards.
Voyager c'est aussi une réflexion sur soi-même.
Une pharmacie vide dans l'Ouest de la Zambie, un champ
miné au Cambodge peuvent vous faire changer
la vision de vos propres petits problèmes
"
Pour en savoir plus, consultez
l'interview de Marcel Stoessel
en
français ou in
English
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