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[Carnet du Maroc, récit et peintures de Serge Strosberg -2nd épisode> page 7

13 septembre, Casablanca

> Après Fès, je suis allée à Rabat avec mes amis
où j’ai pu voir la tombe de Hassan II, son frère et
Mohamed V au mausolée Mohamed V.
Les gardes avaient de très beaux costumes blancs
avec des dorures et des longues capes vertes.
La chose la plus intéressante à voir est la casbah des Oudaïa,
une ancienne tribu rebelle où se trouve
un très beau musée avec des costumes anciens,
des porcelaines, des ports, etc…

Depuis me voilà à Casa…
C’est la vie de cocagne.




Grande villa blanche avec
télésatellite, 2 servantes
pour la cuisine, le linge, le ménage,
3 salons dont 1 marocain,
avec de quoi asseoir
20 personnes minimum,
tables en verre, fauteuil en cuir,
bref,
casa, c’est déjà l’Europe
avec quelques traces du
Maroc cependant.

Chaque soir, il faut bloquer
les volets avec des barres de fer
avant d’aller se coucher afin de prévenir
toute tentative de cambriolage nocturne.


Chaque maison
du quartier résidentiel a
son gardien qui est la commère locale.
Je sens que je me trouve dans un quartier favorisé.


Tout est loin, il faut une voiture
pour aller chercher ne fut-ce que le journal.
Il y a plein d’activités de luxe : piscines, clubs d’équitation,
mais il faut chaque fois une carte de membre.

> Ici, l’ambiance est très différente. On m'a expliqué que les gens haut placés au Maroc
et surtout à Casablanca sont des Fassies.
Comme ma tante, ils sont issus, pour la plupart, de la noblesse arabe d'origine andalouse.



A Casablanca, on a

  • d’un côté les quartiers résidentiels
    qui font un peu penser à la Corse ou à Beverly Hills
    avec des nanas très sexy et des belles voitures.
  • de l’autre, on a l’extrême pauvreté
    qu’on ne voit pas cachée derrière
    d’innombrables bidonvilles d’où ne sortent
    que quelques mendiants, les serviteurs
    qui vont travailler chez les riches et certainement
    quelques prostituées.
    Ici, à cause de la pauvreté, on doit se méfier
    de qui on accueille chez soi, c’est pourquoi
    tout est fermé à clef
    dans les maisons, le téléphone est bloqué, etc…



On ne peut être heureux ici, que si l’on a de l’argent, une famille, etc…


Le 16, j’ai décidé de profiter encore de ma présence au Maroc
pour aller voir le Nord, la ville de Chefchaouen
près de la vallée du haschich, le Rif, réputée dangereuse.



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