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[Carnet du Maroc, récit et peintures de Serge Strosberg -2nd épisode> page 6


[5 septembre, Azrou, Ifrane, Fès]
Sur la route de Erfoud à Fès,
dans le Moyen Atlas et les plaines
qui font penser à la steppe de Mongolie,
j’ai vu de nombreuses tentes
de nomades berbères,

très pauvres et éleveurs de moutons
et de chèvres.

6 septembre, Fès

Nous sommes arrivés hier soir dans la ville de Fès, très moderne
presque comme Casablanca et Rabat.
Fès est immense et se compose de 3 parties en longueur :
Fès-nouvelle,
Fès-el -Jedid
et Fès –el- Bali,

la médina la plus grande et peut-être la plus ancienne du Maroc.
Fès est également la ville la plus arabe du Maroc.
Ici, pas de berbères, rien que des arabes.

La ville est un vrai musée
avec partout des ornements, des portes sculptées en pierre,
des medersas (écoles coraniques) d’origine arabo-andalouse
(les arabes qui sont revenus d’Espagne après avoir été
refoulés d’Europe).


Les petites ruelles de
la médina grouillent de
monde et il faut
également
faire attention aux
ânes
porteurs de
tissus

ou autre qui déboulent
dans les ruelles.

>A un moment, je me suis interrogé pour savoir lequel de nous trois avait marché dans une petite crotte d’âne à cause de l’odeur qui nous suivait.
On m’a expliqué que cette odeur qui suit le vent vient des vieilles tanneries
où on teinte les cuirs à la manière ancestrale, où des petits garçons esclaves trempent leurs jambes dans les liquides à la couleur et l’odeur peu appétissantes, dans les cuvettes rondes. Ces ronds forment un véritable tableau abstrait
.

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