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MALVINA

- Nom : Malvina
- Profession : artiste peintre scaphandrier
- Née le : 20/07/57
- Etudes :Ancienne élève de l’école nationale supérieure des beaux arts
de Paris (75-80), plongeuse autonome CMAS 3 étoiles, Dive Master Padi
- affiliée à la maison des artistes depuis 1986

Après avoir travaillé essentiellement sur commande, d’abord dans l’illustration (affiche, dessin de presse, audio visuel), puis dans la peinture monumentale (fresque, mur peint, navire), j’ai découvert l’univers sous-marin et créée une technique qui consiste à peindre en immersion. La première réaction par rapport à mon travail est l’étonnement, la perplexité, voir parfois l’incrédulité ! Et les questions fusent. toujours les mêmes.
J’en ai choisi quelques unes (tel qu’elles me sont posées).




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LES QUESTIONS

Faut il une peinture spéciale pour peindre sous l’eau ?
il suffit de peindre à l’huile et seulement à l’huile. En utilisant les produits que l’on trouve dans le commerce. Et cela peut importe la façon dont ils sont conditionnés. Chaque artiste choisi ce qui convient le mieux à son mode d’expression.

La peinture ne fuse-t’elle pas dans l’eau ?
La peinture à l’huile ne se diffuse pas car les corps gras ne sont soluble dans l’eau.

Sur quel support travaillez- vous ?
Sur toile d’un format qui varie de 15 à 30 figures ( pour le moment).
Je leste ma toile pour qu’elle soit en flottabilité négatif afin de la poser sur le sol ou sur une roche lorsque je peins.

Quelles genre de contraintes rencontrez vous en immersion ?
A la technique du peintre s’ajoute celle du plongeur :
- La pression de l’eau avec ses conséquences sur l’organisme ( physique et psychique)
- La nécessité de s’adapter à une physique pour laquelle nous ne sommes pas conçu.
( évoluer en 3 dimensions, modifier son comportement et acquérir de nouveaux réflexes conditionnés)
- La limitation dans le temps à cause de la dépendance en air.

Et tous les paramètres de sécurités à respecter ( paliers de décompression, maîtrise de la profondeur, vitesse de remontée, etc…)Peigniez-vous seulement sous l’eau ?
Evidement non. Pour être un bon peintre sous marin, il d’abord être un bon peintre. La peinture sous marine est la découverte d’une autre dimension, qui s’ajoute au chemin parcouru.

Finissez vous vos tableaux en immersion ?
Parfois oui, parfois non. Mais cela n’a pas d’importance car le but n’est pas de peindre sous l’eau, mais d’étudier une lumière qui n’existe QU’EN immersion. La peinture sous marine n’est ni une fantaisie, ni une performance sportive destinée à finir dans le livre des records.
C’est la condition Sine qua non pour capter un comportement lumineux inconnu jusqu’à aujourd’hui. En technique picturale cela s’appelle « peindre sur le motif ».

Etes vous nombreux à pratiquer cette discipline ?
A ma connaissance, nous sommes actuellement une dizaine dans le monde. Peut être moins.
Mais nous nous fréquentons peu.
Nous avons chacun créé une technique qui nous est propre et nous poursuivons nos recherches à l’abri des turbulences de ce monde.


"J’ai rencontré Malvina qui m’a exposé son projet de peinture sous marine. Passé le moment de l’étonnement, j’ai mesuré le sérieux de son engagement. Il s’agit d’un projet de peinture sur le motif par vingt mètres de fond. Malvina est motivée et absorbée par son idée. Elle présente déjà des exemples intéressants de ses premières expériences. Il y a chez elle une ténacité et une qualité d’obsession qui me font penser au Grand Bleu de Luc Besson."

Yves Michaud, Directeur de l’école nationale supérieure des beaux arts de Paris. - Paris le 15 mai 1995

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