|
LES
QUESTIONS
Faut
il une peinture spéciale pour peindre sous leau ?
il suffit de peindre à lhuile et seulement à
lhuile. En utilisant les produits que lon trouve dans
le commerce. Et cela peut importe la façon dont ils sont
conditionnés. Chaque artiste choisi ce qui convient le
mieux à son mode dexpression.
La peinture ne fuse-telle
pas dans leau ?
La peinture à lhuile ne se diffuse pas car les corps
gras ne sont soluble dans leau.
Sur quel support travaillez-
vous ?
Sur toile dun format qui varie de 15 à 30 figures
( pour le moment).
Je leste ma toile pour quelle soit en flottabilité
négatif afin de la poser sur le sol ou sur une roche lorsque
je peins.
Quelles
genre de contraintes rencontrez vous en immersion ?
A la technique du peintre sajoute celle du plongeur :
- La pression de leau avec ses conséquences sur lorganisme
( physique et psychique)
- La nécessité de sadapter à une physique
pour laquelle nous ne sommes pas conçu.
( évoluer en 3 dimensions, modifier son comportement et
acquérir de nouveaux réflexes conditionnés)
- La limitation dans le temps à cause de la dépendance
en air.
Et tous les paramètres
de sécurités à respecter ( paliers de décompression,
maîtrise de la profondeur, vitesse de remontée, etc
)Peigniez-vous
seulement sous leau ?
Evidement non. Pour être un bon peintre sous marin, il dabord
être un bon peintre. La peinture sous marine est la découverte
dune autre dimension, qui sajoute au chemin parcouru.
Finissez vous vos tableaux
en immersion ?
Parfois oui, parfois non. Mais cela na pas dimportance
car le but nest pas de peindre sous leau, mais détudier
une lumière qui nexiste QUEN immersion. La
peinture sous marine nest ni une fantaisie, ni une performance
sportive destinée à finir dans le livre des records.
Cest la condition Sine qua non pour capter un comportement
lumineux inconnu jusquà aujourdhui. En technique
picturale cela sappelle « peindre sur le motif ».
Etes vous nombreux à
pratiquer cette discipline ?
A ma connaissance, nous sommes actuellement une dizaine dans le
monde. Peut être moins.
Mais nous nous fréquentons peu.
Nous avons chacun créé une technique qui nous est
propre et nous poursuivons nos recherches à labri
des turbulences de ce monde.
"Jai rencontré Malvina qui ma exposé
son projet de peinture sous marine. Passé le moment de
létonnement, jai mesuré le sérieux
de son engagement. Il sagit dun projet de peinture
sur le motif par vingt mètres de fond. Malvina est motivée
et absorbée par son idée. Elle présente déjà
des exemples intéressants de ses premières expériences.
Il y a chez elle une ténacité et une qualité
dobsession qui me font penser au Grand Bleu de Luc Besson."
Yves
Michaud, Directeur de lécole nationale supérieure
des beaux arts de Paris. - Paris le 15 mai 1995
|