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Qu'est-ce qui a motivé
votre premier tour du monde ?
Je prenais ma retraite, j'avais un peu d'argent et j'avais
envie de voyager depuis ma jeunesse. Mes parents se déplaçaient
beaucoup et je les suivais donc je voyageais souvent même
si c'était de courts déplacements.
A douze ans, lorsque je faisais ma communion, j'avais un
prédicateur qui venait de d'Afrique et qui nous racontait
les traditions des peuples. Il nous présentait
des photos de la vie traditionnelle et ça me passionnait
tellement que j'ai fait mes études dans cette institution
pour bénéficier des cours de ce monsieur. C'est
d'ailleurs à cette époque qu'un prof de géographie
m'avait parlé de Clipperton.
Mon travail de journaliste m'a aussi permis de bouger et
cela m'a donné envie de voyager davantage. |
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Et le second
?
Il
y avait une agence de voyage qui proposait des tours du
monde à 5000 francs. J'ai donc décidé
de partir. C'était pas cher et dans les six escales
proposées, il y en avait que je ne connaissais pas
du tout comme l'Alaska, Macao, Shanghai et Taiwan.
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| Qu'est-ce
qui vous plait particulièrement dans le fait
de voyager ? |
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C'est
simplement pour voir de nouveaux horizons, des choses
que je ne connais pas comme l'Asie par exemple.
Et puis c'est aussi avoir un contact avec les gens.
Un jour, lors d'un de mes voyages en Inde, j'ai
décidé de passer une journée
avec les mendiants. Je m'étais déguisé
et maquillé mais je me suis fait vite repérer.
J'avais fait ça comme ça, pour voir
comment pouvait être cette vie là. J'en
garde un souvenir d'heures difficiles.
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Et
de voyager comme un routard ?
C'est
avant tout par économie et puis aussi pour
être plus proche des gens. Le deuxième
tour du monde était moins intéressant
notamment de ce point de vue là, car je voyageais
toujours en avion et il n'y avait pas tout ce contact
avec les autres, moins de bons et mauvais moments
à partager comme lorsqu'on est assis à
la plus mauvaise place (au fond) d'un bus au beau
milieu de l'Indonésie.
A travers vos récits,
vous apparaissez tantôt comme journaliste tantôt
comme simple voyageur. Quel est le statut le plus
avantageux pour voyager ?
Ma carte de presse m'a servi durant la fin de mon
tour du monde car je me suis rendu compte, que dans
beaucoup d'endroits, l'entrée était
gratuite. Cela m'a permis d'aller dans les clubs de
presse, dans les Alliances Françaises et de
rencontrer des confrères dans le monde entier.
Par contre, dans certains pays comme la Chine, il
ne faut pas dire qu'on est journaliste car ça
peut apporter des ennuis.
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Vous avez visité
une soixantaine de pays, quels sont ceux qui vous ont
le plus marqués et pourquoi?
J'ai visité soixante dix pays et il y a trois
pays que j'ai vraiment aimé.
Le Japon car j'ai un ami qui vit là-bas et qui
m'a hébergé donc j'ai pu rester assez
longtemps et voir beaucoup de choses. Les japonais
sont des gens très gentils qui vous ramènent
votre sac quand vous l'avez perdu. Et puis les paysages
sont vraiment jolis.
L'Islande est le dernier pays que j'ai visité
et là aussi les habitants sont très sympathiques
et très accueillants.
L'Inde aussi est un pays où je suis allé
plusieurs fois et que j'aime beaucoup.
Il y a par contre un pays qui m'a marqué plutôt
" en mal ", c'est Djibouti. Quand j'ai fait
mon service militaire, j'avais fait escale à
Djibouti
et je voulais y retourner absolument. J'y suis donc
allé lors de mon premier tour du monde et je
me suis fait voler, arnaquer, agresser, on m'a même
pris pour un espion ! |
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©Photos
Jean Russo - Tous droits réservés -
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