La
Russie Nouvelle Vague
Rencontres au pays du capitalisme sauvage
(Suite)
New-York
- Saint Petersbourg, pour le plaisir des contrastes
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Nous
retrouvons " Tolic " à Saint Petersbourg.
Anatoly représente la jeunesse branchée de Moscou,
en quête de nouvelles sensations : casquette, Ray ban
et techno...
Il passera quelques temps avec nous et nous aidera dans nos
démarches. Du haut de ses 1m90, il s'amuse à
entendre nos dernières blagues franco-française...
Fan de technique, il rêve de construire plus tard les
nouveaux fleurons de l'aéronautique russe. Tupolev,
Ilyushin, Mikoyan, Sukhoi, Yakovlev, Kamov... Autant dire
que nous ne comprenons rien...
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Anatoly
et Laurent
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Immeubles
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Nous
faisons la connaissance d'Alexandra, une copine colombienne
de Xavier et nous accueille dans son appartement. C'est
un ancien appartement communautaire qu'Alexandra a intégralement
retapé pour en faire un havre de bon goût et
de tranquillité.
"
j'ai besoin de me sentir bien chez moi. Saint-Petersbourg
est une ville superbe mais très désorganisée
et sale. Quand je reviens chez moi, j'ai besoin d'un lieu
propre et ordonné " nous explique-t-elle. Ce lieu
donne envie de s'y arrêter : murs aux couleurs vives,
meubles anciens en bois, de nombreux coussins par terre et
le sourire d'Alexandra...
Latine
perdue au pays des soviets depuis 5 ans, elle a choisi cette
ville pour son charme désuet et défraîchi.
" C'est la ville dans le monde qui ressemble le plus
à ma ville natale : Carthagène, sur la côte
colombienne ". Après avoir quitté la
Colombie à l'âge de 15 ans, elle a passé
plusieurs années entre les Etats-Unis avant de poser
son " nid " ici. New-York - Saint Petersbourg, pour
le plaisir des contrastes. Elle nous fait partager son amour
pour ce lieu unique.
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Nous
marchons des heures dans cette ville qui semble d'une
autre époque avec ses immeubles colorés, ses
palais baroques et ses multiples ponts.
Saint Petersbourg donne l'image d'une ville désertée
il y a longtemps par ses habitants. Une splendeur passée
qui invite à la rêverie. Ici, aucun vestige
de l'époque communiste.
On
se retrouve plongé au début du siècle,
aux temps des Tsars et des fastes. La ville de Pierre
le Grand donne l'impression d'un musée grandeur nature.
" Je vis ici depuis 5 ans et cette ville n'arrête
pas de me surprendre. Tous les jours, je découvre
un nouveau détail surprenant, une nouvelle photo
à faire, une nouveau scénario de nouvelle
ou de roman...
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Balcons
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Cheminées
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Un chien sur les toits
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Cette
ville invite à la création. Je continue à
marcher dans les rues avec la tête levée et les
yeux grands ouverts. Je resterais ici tant que " Pet "
me tiendra éveillée par son incroyable richesse
".
Retour dans la grande anarchie des routes russes : Carioles
à chevaux, voitures, camions, bus, passants, animaux
en tous genres, le tout agrémenté de très
profondes ornières et d'un manque complet de signalisation.
Routes défoncées et trafic malheureusement
dense. Ce sera notre quotidien jusqu'en Australie... La
milice nous arrête une première fois : ces sera
50 roubles pour avoir, soit-disant, franchi une ligne blanche
!
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