Carnets de voyage d'Uniterre.com
Accueil Annuaire des carnets de voyage Carnets de voyage guide Inde, USA, Cuba Guide voyage Forum voyage - Blog voyage Billet avion
recherche multicritères
blog de voyage
Sommaire des Correspondants
Sommaire du Voyageur du Mois
Forum voyage


Les citadelles de Transylvanie
Dracula & Co


Kilomètres parcourus : 19 000
Nombre de jours de voyage : 105



Carte du trajet



Dracula, dit l'Empaleur

Nous repartons plein sud en direction de la Transylvanie, région des ville-citadelles et de la famille Dracula. Vlad £epeê, dit l'Empaleur, est à l'origine du personnage et n'a pas grand chose à voir avec lui. C'était un héros de la résistance anti-turque et il utilisait des méthodes peu recommandables et cruelles contre ses adversaires ottomans ou autres. Sa réputation lui valut le surnom de Dracul, qui veut dire dragon et diable en vieux roumain. Ce prince finit maudit et décapité. C'est l'écrivain irlandais Bram Stoker qui s'est inspiré de ce personnage et des divers délires vampiristes d'Europe Centrale pour créer son personnage. Nous voila donc sur ses traces et on comprend assez bien que les citadelles de la région ait pu inspirer une telle histoire...

Ces citadelles saxonnes ont été construite par des allemands, qui ont débarqué en Transylvanie à partir du 12° Siècle, à la demande des rois de Hongrie, soucieux de peupler les marches de leur royaume et de contrarier les raids des turcs et des tatars. L'histoire veut que dans les années 90, un exode massif s'est produit, car les saxons étaient suspectés de complaisance avec les nazis durant la guerre. Ainsi, dès 1945, les colons ont été les victimes d'un traitement de faveur : Sibérie, tendance goulag, exécution de type sommaire et confiscations. Puis le régime en laissa une partie revenir en RFA, moyennant une contrepartie.


Frau Dotz

A Viêcri, je me retrouve emballé par le charme étrange du lieu. Le style des maisons semble avoir été totalement importé de Bavière ou de Tchéquie... La voiture balance sur l'unique route du village entre ornières, cailloux et les oies qui courent en tous sens. J'ai l'impression d'être dans un autre temps. Ce village semble avoir été figé pendant des années dans la glace avec ces maisons aux façades de couleurs délavés, ses poiriers tordus, son silence presque pesant. Nous demandons comment visiter la forteresse. On nous réponds en allemand de trouver Frau Dotz. Après avoir frapper à plusieurs portes, nous la trouvons enfin. Elle me raconte là encore dans le plus parfait allemand que ce village était encore composé de 300 allemands avant la révolution de 89. Aujourd'hui il n'en reste plus que 35. Tous les autres sont retournés dans la patrie natale, le droit du sang leur permettant de récupérer la nationalité allemande. Il reste donc quelques roumains et des Zigeuners, pour lesquels elle ne semble pas avoir la moindre estime. La ségrégation des Roms n'est pas une légende. Très gentille, elle nous laisse les clés de la citadelle et nous propose même de planter la tente dans le parc.


La citadelle

La lumière commence à faiblir lorsque nous rentrons par l'immense portail. Du fond de la nef de l'église située au centre des remparts, nous grimpons à tâtons dans la plus grande obscurité l'escalier escarpé du clocher.

A l'approche du sommet l'ambiance est digne d'un film d'Hitchcock. Nous slalomons entre des échafaudage de bois, les mécanismes de la grande horloge. Un vieille échelle croulante mène au point culminant. Le panorama est magique.

Le jardin de la ferme

 

Les larges murs forment une enceinte elliptique protégeant cette église presbytérienne de toute attaque extérieure. Le ciel rouge feu se découpe entre les larges poutres qui supportent l'édifice.Ce lieu, figé dans son époque, est tout à nous. Nous dévalons les échelles, grimpons les échafaudages de tour en tour à la recherche d'un nouvel angle de vision. Bientôt l'obscurité prend possession des lieux. Seuls les grands murs blancs de l'enceinte reflète encore quelque lueur.

Nous ne pouvons malheureusement pas dormir ici ce soir car Bucarest est encore loin et nous pouvons pas nous permettre d'arriver plus en retard que nous le sommes déjà (une semaine).


Précédente
Suivante