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Chroniques
des Petits Petits en Europe Orientale
Sommaire
des chroniques des petits Petits
Illustrations/Photographie
: François Saint Remy Chronique : Patrick Marega
Petits Petits en Albanie
11/ 14 avril
"Sombres nuages sur les Petits"

Les problèmes techniques, toujours prêts, cette
fois laissent la place aux contraintes émotionnelles. Le
projet est en péril
on demande laide promise
mais les institutions
sourdes ? Un mois et demi de voyage
en agitant le drapeau de la solidarité et de la réciprocité
pour un projet qui collectionne des succès tous les jours
les subventions nécessaires pour porter le projet à
Paris nous sommes refusées où narrivent pas.
Lincrédulité devient hallucination
on ne
comprend pas pourquoi
le monde du théâtre sinquiète.
Démotivation. Est-ce quon va quitter ? Les chroniqueurs
se sont regardés dans les yeux. Negli occhi la speranza
On
continue.
Plus bas la chronique sur lAlbanie. Quarante artistes dans
la rue. Tristesse.
Autrement quoi ?
Lettre
ouverte aux Ministres des Affaires Etrangères et de la Culture
(extrait)
Avec 50 artistes et techniciens de 25 nationalités différentes,
lobjet du projet des Petits / Petits en Europe orientale
est de réaliser une coproduction dun même
spectacle, réunissant 25 compagnies et villes différentes
entre Tbilissi et Paris, et de faire tourner ce spectacle dans les
théâtres du Caucase, des Balkans et de France, au printemps
2001. Ainsi des équipes de Tbilissi, Groznyj, Bakou, Erevan,
Batumi, Izmit, Soufli, Dadia, Skopje, Prishtina, Shkodra, Kotor,
Herceg Novi, Cetinje, Podgorica, Belgrade, Novi Sad, Zagreb, Koper,
Trieste, Ajaccio, Kortrijk, Roubaix, Gentilly, Paris et Vitry participent
à lopération.
Ce projet donne également lieu à la publication en
version bilingue français / langue originale des textes dramatiques,
ainsi que du récit de cette aventure, rédigé
par un ancien conseiller des Nations-Unies ; à la réalisation
dun documentaire, qui pourra attester de limpact de
ce projet aussi bien en France que dans chacun des pays concernés
; à louverture dun site Internet (sildav.com),
et la mise en ligne de la chronique du voyage, actuellement consultée
par plusieurs centaines de personnes par jour.
Un grand nombre des artistes présents dans notre équipe
ont affronté au cours de la dernière décennie
tremblements de terre, guerres civiles, insurrection nationale,
crises économiques, guerres ouvertes et bombardements occidentaux.
Tous sont animés des mêmes sentiments que ceux qui
ont donné naissance à ce projet : le désir
de rencontre, déchange, de partage, de solidarité
et de réciprocité. Tous ont fait limpossible,
malgré des conditions financières difficiles, pour
nous accueillir dans les meilleures conditions possibles.
LEspace dun instant, compagnie à linitiative
de ce projet, a fait ses preuves : premières traductions,
créations et / ou publication duvres dramatiques
albanaise, kosovare, monténégrine et géorgienne
en France ; organisation de rencontres culturelles pluridisciplinaires
et internationales, auxquelles ont participé de nombreuses
personnalités ; enfin Dominique Dolmieu travaille actuellement
sur la publication dun cahier de la Maison Antoine-Vitez «
De lAdriatique à la mer Noire », à paraître
pour le prochain festival dAvignon.
Notre projet est sur la route depuis le 12 mars. Nous avons emmené
les artistes arméniens en Turquie, les artistes yougoslaves
en Albanie, les artistes albanais en Serbie, et emmènerons
les artistes serbes en Croatie. Partout le projet a rencontré
un grand succès, et nous avons été reçus
avec tous les honneurs par de grandes personnalités de la
vie culturelle et politique. A tout instant sont faites des propositions
pour de futures coopérations.
La Fondation Européenne de la Culture, lAgence Intergouvernementale
de la Francophonie, la Région Ile-de-France et un grand nombre
dinstitutions locales et internationales ont déjà
apporté leur soutien à cette manifestation, placée
également sous le patronage du Conseil de lEurope.
Le Ministère des Affaires Etrangères, via le Service
des Affaires Francophones, nous a déjà attribué
une première subvention. Mais le Département des Affaires
Internationales du Ministère de la Culture et le Bureau de
la Coopération Décentralisée du Ministère
des Affaires Etrangères viennent de nous communiquer leur
refus, et nous navons toujours pas de réponse de lAssociation
Française pour lAction Artistique ni de la Direction
Régionale des Affaires Culturelles en Ile-de-France. Aujourdhui
donc la participation de lEtat français à ce
projet international natteint pas la moitié de celle
de la Région Ile-de-France.
Le 15 mai prochain, nous donnerons la première du spectacle
à Paris devant la plupart des ambassadeurs des pays concernés,
qui connaissent la qualité de notre travail. Quelles explications
faudra-t-il leur donner si nous arrivons à Paris à
pied en poussant notre autocar faute de carburant, si leurs artistes
nont rien à mangé depuis deux jours et ne savent
pas où loger, alors que tout était organisé
pour leur accueil ? Comment les artistes et les techniciens de léquipe
française payeront-ils leur loyer, nourriront leurs enfants
si lon juge que leur travail ne mérite pas salaire
? Faudra-t-il, au regard des investissements de chacun, regarder
la France comme un pays raciste, méprisant de sa propre culture,
ou comme un pays sous-développé ?
ADRESSEZ VOS LETTRES DE SOUTIEN A
LEspace dun instant 86 boulevard Diderot
75012 Paris - France
Tel-Fax + 33 1 43 40 49 10
Email dolmieu@club-internet.fr
CARREFOUR
ALBANIA: UNE SHKODRA EN PERIL

Welcome
to Albania
here everything is free
Ilirjan Bezhani
La possibilité daccéder librement en Albanie
calme mon anxiété. Jaime lidée
de pouvoir revoir ce pays. A la fin, quelquun là-haut
nous a aimé. Faleminderit, merci au petit dieu des artistes
!
En plus, une fois arrivés à la frontière après
Ioanina, on ne devra pas attendre longtemps. Jusquà
présent, cest lAlbanie qui gagne le prix de la
frontière la plus rapide dEurope. Un albanais me demande
en italien où nous allons avec notre bus. « Scutari
» je lui dis. Il rigole fort «ah ah ah, il faut trois
jours pour arriver jusquà là-haut ! »
« Nous allons le faire en 10 heures ». Il partira avec
sa tête ironique et sa veste en cuir. « Trois jours,
trois jours
» il dira encore. Il ne connaît pas
nos chauffeurs.
Byrek et café à 1000 degrés dans un petit kiosque
de frontière. Ju lutëm, sil vous plaît un
pour Phil aussi, il est en lente reprise ! Le bus commence à
remonter lAlbanie du sud et attire partout la curiosité
des gens à la recherche dune fantaisie pour leur journée.
Allez savoir pourquoi, brusquement les gestes des enfants cessent
dêtre obscènes. LAlbanie nous fascine pendant
la pénétration du sud. Des fermes en pierre, des routes
destroy, Des montagnes, des montagnes-poubelles très peu
naturelles, des puits pétrolifères en rouille, un
grand tube qui de la colline court vers une ville-raffinerie. On
parcourt la vallée entre deux chaînes de montagnes.
Klaus parle de vibromassage. Il y a une nature forte et silencieuse.
Déchos.
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