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Samedi
29 Avril, Nicaragua
Une journée riche dans l'attente du bus pour Managua,
Nicaragua. La moitié de la matinée a été
employée à chercher un cybercafé. J'ai parcouru
Tégucigalpa en long en large et en travers .
En fait de cybercafé, j'ai trouvé un
endroit exiguë avec un ordinateur de la guerre de 14 et un
système d'exploitation inconnu (même pas Microsoft).
Par miracle j'ai pu quand même envoyer des Emails. Je n'ai,
pendant cette journée, pas pris le risque de prendre des
photo de Téguci: ma camera étant trop reluisante.
Je me sens sale, la pollution est épaisse.
Des mouches s'accrochent à mes quelques plaies nées
de boutons de moustiques trop grattés. Toujours aucun
problème de santé à signaler; pas l'ombre
d'une tourista. Avec plaisir je sens que les honduriens sont amicaux.
Je suis déjà un peu fatigué, la ville sans
doute...
Sur les bus on peut voir des petites phrases en l'honneur de
Jesus; l'une d'elle me convient à merveille ce jour:
"que largo es mi camino pero esperas." "Ma route
est encore bien longue mais tu m'attends."
Une des beautés de la langue de Cervantes: pour dire attendre
en espagnol, on dit "esperar"...
vale...
Notes
sur l'hotel Ticamaya 2 ; 6 avenida, 8 caille à Tégucigalpa
:
On
trouve dans cet hôtel des choses pour le moins étranges:
Des mouches et des moucherons en quantité massive. On peut
dire, pour planter le décor, que c'est un hôtel de
passe. Les prostituées et les affamés de Tégucigalpa
y défilent tout le jour durant. La nuit c'est plus calme.
Il n'y a de l'eau que quelques heures par jour, chasse d'eau comprise.
Les draps sont sales. On peut trouver entre le lit et le mur, des
serviettes hygiéniques usagées et, ne vous avisez
pas, au petit matin, d'ouvrir la porte pour aérer, un ivrogne
pourrait entrer dans votre chambre pour boire à votre bouteille
d'eau... VERIDIQUE!!!
Oublions les petits malheurs, pour 20 francs la nuit dans la capitale
de Honduras on ne peut quand même pas demander qu'un hôtesse
d'accueil essuie le vent après que vous ayez pété.
Le voyage continue, frais encore, j'avance.... Je me lève
au Honduras et le soir je m'endors au Nicaragua. Entre temps,
dix heures de bus dans des paysages hallucinants.
A cet endroit, entre le Honduras et le Nicaragua, l'Amérique
centrale se fait plus plate et plus sèche. Je retrouve
ce que je me suis imaginé des paysages africains. Subitement,
comme fait avec du vent et de la poussière, un volcan se
dresse, serti à sa base de flamboyants en fleur.
Les cantonniers du Nicaragua sont sans doute des fantômes
ou bien ils sont manchots : j'ai encore le cul en feu!!!!
Puis, on contourne le lac Managua pour arriver à la capitale
du même nom. La première d'Amérique centrale
que je vois propre et accueillante.
C'est là que mon chemin croise encore celui de l'Afrique.
L'hospedaje Mezzo a les mur recouverts de chaux et de belles peintures.
Joseph et Vivien sont deux camerounais qui vivent à Dubaï.
Ils sont revendeurs de diamants et d'or; ils achètent
leur marchandise au Cameroun et en Arique noire en général:
ils la revendent aux pays arabes.
Le lendemain, le voyage continu vers le sud, direction Rivas,
San Jorge et l'île d'Ometepe sur le lac Nicaragua. Ce
soir je comprends le plaisir qu'à le voyageur à trouver
un bon lit et une bonne table après avoir fait beaucoup de
route.
Ce voyage est une merveille et je suis libre.
Vale.
(on continue, on verra)
Benoît
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