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21 avril, Guatemala

25-28 avril, Honduras

29 avril, Nicaragua


01 mai, Nicaragua

06 mai, Panama

11 mai, traversée vers le Pérou

20 mai, Pérou

 


Guatemala, le 16 et 17 avril

Dimanche 16 avril

Une journée bien entamée avec 5h30 de bus en deuxième classe (en 1ere classe le trajet n'est que de trois heures) Palenque-San Cristobal de las casas. (20 pesos d'économie

Je suis toujours avec Tyry. Ce voysage en bus est une belle découverte du Chiapas. C'est dans ce bus-là qui n'en fini pas de s'arrêter que le Chiapas s'offre vraiment à nous avec ses indiens et ses poulets.
J'ai mal à mon genoux gauche, celui dans lequel il y a 3 vis.
A San Cristobal, 2200 mètres d'altitude, il y a un nombre de vrais indiens incroyables.

La température est assez douce; nous décidons de ne pas manger ce soir pour économiser un peu. Tyry pue des pieds et mon stylo ne marche plus.
San Cristobal est une ville coloniale espagnole sublime.
Le lendemain à 6 heures du matin. La ville est encore morte. Seuls quelques ivrognes finissent de cuver leur bière ou autres alcools indéterminés. C'est étonnant de voir comme on prend soin des trous au Mexique. Nous prenons un bus pour Ciudad Cuathemoc, ville mexicaine la plus proche de la frontière guatémaltèque. De là, ce qu'on ne peut pas décemment appeler une voiture, nous emmène à la vraie frontière, la Messilia pour 5 pesos. La Messilia, c'est sale, bordélique et moche. La barrière Mexique Guatemala est incroyable et incroyablement marquée. Plus de goudron sur les routes, des ordures dans les rues et ces fameux bus guatémaltèques, des blue bird Americains des années 50. Les guatémaltèques sont très pieux et leurs bus sont pleins de Sainte Vierge clignotantes et de crucifix fluorescents qui pendent aux dizaines de rétroviseurs que compte chaque bus. Le trajet de la Messilia jusqu'à HueHuetenango est sinueux. On mesure là à quel point le Guatemala est un pays montagneux. Trois heures plus tard, pleins de poussière, nous arrivons à la gare routière de Huehuetenango: Une centaine de bus, une centaine de chauffeurs énervés et leurs co-pilotse aussi surexcités, plus des dizaine de klaxons et de cris. Ajoutez à cela des ordures, de la boue , de la poussière et des ivrognes qui dorment par terre (encore eux) et vous êtes à la gare routière de Huehue que je n'ai pas pris en photo, ma caméra reluisante aurait attiré trop d'oeils et peut être des malveillants. Une heure plus tard et un gâteau de 1 kilo dans le ventre, un autre bus nous prend pour nous emmener à Los Encuentros, un carrefour qui permet d'aller au lac Atitlan et sur ses rivages mythiques. Le chauffeur de bus est mythique lui aussi. Pour être allé au Guatemala deux fois dans ma vie, je connais la conduite nerveuse des chauffeurs de bus mais celui-ci a la palme. Une seule règle, une seule loi : Doubler coûte que coûte. Après 20 ou 30 sueurs froides, le but final est atteint et on se dit que Saint Christophe est puissant. Autre bus, ( la journée est déjà bien avancée), autre bus donc pour aller à Solola et Panajachel sur les bords du lac Atitlan où un taxi bateau nous vole 15 quetzal pour traverser le lac jusqu'à San Pedro de la laguna, au pied du volcan San Pedro. Dans ce petit village on cultive le café. et avec les coques des grains, on fait du composte (voir photo.) San Pedro c'est aussi la ville où les routards du monde entier viennent se droguer dur. On y trouve facilement de l'herbe et de la cocaïne. Dites moi pourquoi les drogués polluent toujours les plus beaux endroits du monde?


Lundi 17 Avril

San Pedro de la laguna. Dans les odeurs des coques de café qui pourrissent.

L'hôtel est pris d'assaut dès le matin par ces effluves.
Les pentes du volcan SanPedro sont pleines de caféiers. Nous partons à San luis de Atitlan, à quelques kilomètres à pied de San Pedro. La route longe le lac un peu en hauteur; il y a des caféiers partout. San Luis s'ouvre sans crier gare. Une cabane puis une autre, une maison en terre rouge séchée. Des indiens partout. La semaine sainte commence; les enfants sont en vacances.

L' église est pleine de petites filles et de cris qui devraient être des chants. Les garçons travaillent, portent du bois ou du café. Plus bas, vers le lac des caféiers encore et toujours. Trois petits garçons m'accostent en criant :"Gringo"
Je suis français leur dis-je. Zinédine Zidane, me jettent-ils au visage. La france a gagné la Coupe du Monde ; ces enfants là le savent. Ils me disent qu'ils sont en vacances; que plus tard ils seront coupeurs de café. Je n'ai pas ma montre, pas de téléphone portable évidemment; je n'ai même pas emporté mes yeux artificiels, vos yeux pour filmer les beautés accumulées de cette digue au milieu des roseaux, près des caféiers, avec l'odeur des algues séchées au soleil et les bruits d'un canard et d'autres oiseaux que je ne connais pas.

Benoît Page

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