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16 et 17 avril, Guatemala

21 avril, Guatemala

25-28 avril, Honduras

29 avril, Nicaragua


01 mai, Nicaragua

06 mai, Panama

20 mai, Pérou

 

 



Jeudi 11 Mai, le "beau" navire bleu


Le départ de Panama City et la suite du voyage de nos deux routards vers des pays toujours plus au Sud.

Point de salut à Panama city pendant ces quelques jours. Les immeubles sont gigantesques, gratte-ciels à l'américaine et les prix sont hors bourse pour les nôtres. Le canal de Panama se traverse en deux sens. Celui qui, pour l'heure nous intéresse va de l'Atlantique vers le Pacifique. Un bateau, peut être, pourrait nous prendre, pour faciliter ce cap difficile qu'est le passage de l'Amérique centrale vers l'Amérique du sud.
L' entrée du canal côté Pacifique s'appelle Balboa. Une zone un peu à la périphérie de cette ville, finalement assez grande
.
L'étonnant Tyry, qui fait des progrès presque miraculeux dans la langue de Cervantès et de Garcia Lorca, parle aux gens de plus en plus. Il décide, malgré mon air dubitatif, de tout faire pour prendre ce bateau qui nous sauverait la vie et surtout, nous la simplifierait énormément. Dès lors, il s'agit d'aller de l'autre côté du canal (côté Caraïbe) pour sauter sur un navire qui attend là son tour pour passer le beau canal dont la devise est: "le génie des hommes réunit les océans".

La traversée du Panama se fait en deux temps trois mouvements. Et une fois encore, vous pourrez constater que la chance est à nos côtés. Le beau navire bleu croisant côté Caraïbe accepte de prendre à son bord deux français aux habits tachés pour les emmener jusqu'à Lima. En fait d'un beau navire bleu, il s'agit d'un vieux cargo péruvien, avec encore quelques traces de peinture bleue sur sa coque rouillée, navire que vous ne verrez pas puisque je n'ai plus de batterie à ma caméra. A propos, je lui ai donné un petit nom: "SONNYA". Elle tremble dans ma main quand je l'allume. Donc, une fois les formalités de douanes effectuées, nous voici embarqués sur le "Cuscana", triste ombre des mers du Sud qui transporte de l'aluminium. Le capitaine (1m50) est un fier péruvien qui nous demande, pour nous emmener à Lima quelques dollars, des cigarettes et bien sur une participation aux frais de nourriture. Je lui achète 2 cartouches de Viceroy (cigarettes du Panama) et une bouteille de rhum ; Tyry lui donne 20 dollars.

La cabine qui nous est allouée est minuscule et se trouve vers l'arrière du bateau. Bien sûr, après les blattes géantes de notre hôtel à Panama, nous n'allons pas nous plaindre. D'autant que le voyage est des plus agréables, sauf pour les claustrophobes. Peu de moyens de voir la mer, à part à travers notre hublot gros comme un cul de poule. Vous dirais-je que j'ai pu avancer considérablement Don Quichotte, vous ne seriez pas étonnés. Au bout de trois jours quand même, passée l'excitation de la nouveauté du moyen de transport, l'ennui montre le bout de son nez d'autant que la mer est calme, trop calme pour moi. Peu ou pas d'occasion de parler à l'équipage s'offre à nous, sauf à croiser par chance un marin égaré prés de nos quartiers bruyant. Mais, ultime privilège, nous mangeons avec le capitaine et un autre membre de l'équipage, le sous capitaine, peut être, tous les soirs; les repas du midi étant réduits à des pommes de terre bouillies et froides et une sorte de saucisse, froide elle aussi, tout ça pour la moitié d'un dollar quand même.
Moins d'une semaine ainsi, sur les eaux calmes de la côte pacifique de l'Amérique du Sud. Rien à signaler à l'horizon. Le Pérou n'a qu'à se bien tenir; nous arrivons.

Benoît Page

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