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Le Labbe parasite

Le Labbe parasite

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(Stercorarius parasiticus) C'est le plus répandu des labbes, Les adultes nuptiaux présentent un dessus brun foncé fuligineux et une calotte noire qui descend sur la nuque et jusque sous l'Å“il. Le dessous est presque entièrement blanchâtre avec un petite zone ventrale brun grisâtre et parfois une bande pectorale. Les pattes et le bec sont noirs. La phase sombre domine uniquement dans les parties méridionales de son aire de répartition : 60% dans les îles Britanniques mais uniquement 10% au Spitzberg. La majeure partie de l'année, le labbe parasite est une espèce pélagique, bien qu'il s'écarte rarement à plus de cinquante kilomètres des côtes. Il fréquente uniquement les eaux côtières lors de ses migrations ou lorsque des tempêtes le rabattent en direction des terres. Quand il est au large, le labbe passe le plus clair de son temps dans les airs, son vol rapide et puissant lui permet d'affronter les vents violents. A terre, il agresse tout grand oiseau ou mammifère qui pénètre sur son territoire, pouvant même infliger des dommages aux hommes imprudents qui s'aventurent à proximité de son nid. A l'image de certains autres oiseaux, il est aussi capable de changer de stratégie et de feindre la blessure. Il se traîne alors avec une aile qui semble brisée afin d'attirer l'intrus et l'éloigner ainsi de ses oeufs ou de ses petits. La migration intervient à la fin août. L'espèce met le cap au sud et peut parcourir de longues distances au dessus des mers, suivant régulièrement la route des sternes afin de se procurer un supplément de nourriture. Vers le milieu de l'hiver, elle atteint l'Afrique où la plupart des oiseaux hivernent au sud de l'équateur. Les juvéniles peuvent y séjourner 2 ans avant d'effectuer le voyage du retour. Un labbe parasite fréquentant une zone côtière tire presque toute sa subsistance en parasitant d'autres oiseaux marins. D'un vol agile, il poursuit la victime choisie dont il imite la moindre évolution jusqu'à ce qu'elle lâche sa proie ou recrache sa prise sous l'effet de la panique. Les labbes peuvent se regrouper en petites bandes lors de ces poursuites, le nombre des assaillants améliorant considérablement les chances de succès. Toutefois, le labbe parasite peut également se procurer lui-même sa nourriture. Il capture à la surface des poissons, des crustacés et des seiches. Il profite parfois des déchets laissés par les bateaux et mange aussi des cadavres rejetés au rivage par les marées. En période de nidification, le labbe parasite capture ses propres proies, fondant sur les petits oiseaux et les attrapant en plein vol ou à terre. Il s'en prend aux oeufs, aux jeunes goélands et à d'autres oiseaux plus importants, ou même à de petits mammifères. Des insectes parmi lesquels des papillons et des coléoptères figurent également à son menu ainsi que, en fin d'été, des baies et des graines de graminées. Le labbe parasite a subi une évolution liée à son comportement de prédateur : ses pieds sont palmés comme ceux d'un goéland mais pourvus de forts ongles arqués et son bec est robuste et crochu à son extrémité afin de lui permettre de déchirer les chairs. © Gaia

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