Chroniques australiennes
Publié le 25/01/2010
 
Photo du carnet : Chroniques australiennes

Ici, on commence tout de suite par une mise en contexte poétique. A peine arrivé, le voyageur de ce blog nous embarque dans son univers… Il n’y a plus, après, qu’à se laisser transporter… « C'est un rêve pour moi qui a plus de 20 ans. En ces temps lointains, je me projetais sur les terres polaires et la Tasmanie était un passage obligé avant le continent antarctique. Sir Ernest Shackleton et le capitaine Cook étaient mes héros de chevet. ». Il va profiter de chaque instant pour retranscrire une impression vécue et nous la faire partager, comme cette journée nuageuse et pluvieuse à Bruny Island où il fait des photos reflétant le temps et l’humeur grise du moment, mais qui semblent en même temps évoquer les bagnards exilés sur l’île… Une promenade autour de Great Lake et quelques animaux morts rencontrés, seront l’occasion d’évoquer une légende, de laisser l’imagination parler et les images s’imprimer sur la pellicule. Dans cette lointaine Tasmanie, il se laisse imprégner de la nudité des paysages créée par les hommes : « L'homme a tout détruit ici. On a creusé pour l'or. On a rasé le dessus pour piller le dessous, une fois l'or épuisé, on a trouvé du cuivre et de l'aluminium. Les mines on besoin de bois alors on coupe les forêts primaires, on entasse les déchets sans valeur tuant toutes végétations naissantes. Le paysage est mort. », mais notre voyageur poète met aussi en évidence les espaces de nature que l’homme a laissé de côté et qui s’expriment alors sans contraintes, remettant l’homme à sa place : « Les arbres montent à des hauteurs de folie. Beaucoup d'autres sont couchés sur le sentier, la progression est difficile, très humide. Il fait sombre, la lumière a du mal à se frayer un chemin jusqu'à la piste. Et ce silence, pas d'oiseaux, pas d'animaux, aucune vie autre que végétale. Tout à été dévoré, digéré et transformé en une épaisse couche d'humus. La végétation se nourrit d'elle-même. Certaines mousses semblent fluorescentes, l'intensité des verts est hypnotique. Le sentier avale nos pas, les fougères arborescentes nous caressent les tempes. parfois on perd l'équilibre, on glisse. Ne pas rester trop longtemps par terre, ne pas offrir sa chair aux sangsues. Elles sont bien là par milliers, équipées de capteurs thermiques, elles se collent à tous corps étrangers émettant de la chaleur. ». Un très beau voyage, parsemé de questionnements sur les lieux traversés mais aussi sur l’amitié, qui peut faire partie intégrante d’un voyage…

AUTEUR : marcabel
ADRESSE DU BLOG : http://abelaustralie.uniterre.com
 

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