Voyage et événementiel : fin du fonds de solidarité et début d'aide aux coûts fixes
Publié le 30/08/2021
 

Ce matin, Bruno le Maire, accompagné de plusieurs ministres dont Jean-Baptiste Lemoyne le secrétaire d’État au Tourisme, a acté la fin du fonds de solidarité et la mise en place du plan d’aide aux coûts fixes à partir du 1er octobre en direction du secteur du tourisme et de l'événementiel. 

Ce matin à Bercy le ministère des Finances a organisé une réunion avec divers représentants des métiers touchés par la crise sanitaire et économique, dont ceux du tourisme et de l’événementiel. Bruno le Maire, le ministre des finances, des Finances et de la Relance, a imposé aux professionnels de ces différents secteurs une clause de revoyure à la fin du mois d’août. A l’issue de cette réunion, il a dévoilé la stratégie du gouvernement pour mettre fin au « quoi qu’il en coûte ». Désormais le gouvernement rabat ses cartes sur un soutien plus ciblé et sur-mesure et compte sur la reprise économique. Face à la presse, Bruno le Maire a rappelé que « 6 % de croissance sont attendus pour l’année 2021 et un retour à l’activité d’avant-crise qui devrait avoir lieu d’ici la fin de l’année 2021. L’activité économique du pays tourne à 99 % de ses capacités d’avant-crise ».

Fonds de solidarité maintenu en Outre-Mer

Le rebond économique attendu permet donc au gouvernement de s’affranchir des aides mises en place depuis un an et demi. Il a tenu à rappeler que « le pass sanitaire n’a pas d’impact sur l’activité économique du pays à une ou deux exceptions près comme les centres commerciaux ». Il a tout de même nuancé son propos sur certains secteurs connaissant « des difficultés plus structurelles qui sont liées [...] au redémarrage post-covid. Je pense à l’événementiel, au tourisme d’affaires, aux voyagistes, à l’hôtellerie et à la restauration dans certaines zones géographiques précises comme Paris et l’Île-de-France ».

La premère mesure prise est la suppression du fonds de solidarité au 30 septembre. D’ici-là, l’indemnisation portera sur 20% de la perte du chiffre d’affaires, contre 40% en juin et 30 % en juillet. « Pour contrer l’effet d’aubaine », selon Bruno le Maire, le gouvernement ajoute une exigence supplémentaire pour accéder au fonds de solidarité, à savoir que les entreprises devront réaliser au minimum 15 % de chiffre d’affaires. Seul l’Outre-Mer disposera encore du fonds de solidarité après cette date. « L’intégralité des dispositifs de soutien sera maintenue pour tous les départements d’outre-mer encore soumis à des obligations de fermeture », précise le ministre.

Dès le 1er octobre, c’est donc une aide aux coûts fixes qui prendra le relais de l’existant. D’ordinaire réservé aux entreprises des secteurs S1 et S1 bis, dont le CA est de plus d’un million d’euros, ce dispositif « sera ouvert à toutes les entreprises des secteurs du tourisme sans exception », souligne le ministre des finances. L’intégralité des charges (loyer, salaires, matières premières) est prise en compte auquel est déduit le revenu de l’entreprise.

Le gouvernement prendra en charge la différence si les charges fixes seront supérieures aux revenus de l’entreprise. Le gouvernement promet une prise en charge de l’ordre de 90% pour les entreprises de moins de 50 salariés et 70% pour les entreprises de plus de 50 salariés. Pour obtenir ces aides, il faudra donc montrer pattes blanches pour les entreprises demandeuses puisque le gouvernement attend les documents comptables. Autrement dit, plus d’automatisation des indemnités, celles-ci risquent de reculer dans le temps du fait d’un traitement plus long.

Une clause de revoyure début novembre

Pour les secteurs de l’événementiel, des agences de voyages et de la montagne, un dispositif spécifique sera étudié avec les différents représentants. Concernant les agences de voyages, Jean-Baptiste Lemoyne a compléter en expliquant qu’ « il y a eu un soutien massif grâce à l’ordonnance du 25 mars 2020 qui a permis à ces agences de proposer des avoirs. Cette mesure vient à échéance au 25 septembre. Nous travaillons à les aider à faire face à cette échéance importante potentiellement en matière de remboursement, […] à des dispositifs de prêt ad-hoc ».

Sur l’événementiel et le tourisme d’affaires, Jean-Baptiste Lemoyne indique qu’ « avec Atout France nous allons doper la campagne « mon événement en France », afin là-aussi d’attirer à nouveau les exposants mais aussi les publics vers ces foires, salons […] et de faire la promotion à l’international de tous ces événements ».

Sur la montagne, Jean-Baptiste compte s’appuyer « sur une boîte à outils qui va être activée, c’est le plan « Avenir Montagne » présenté il y a quelques mois par le Premier ministre et avec les commissariats de massifs, aider les projets à sortir pour soutenir une filière en amont. Avec Alain Griset (ministre délégué aux Petites et Moyennes Entreprises), nous allons poursuivre ce tour de France pour préparer le plan de reconquête et de transformation du tourisme ».

Bruno le Maire à d’ores et déjà acté une clause de revoyure pour la première semaine de novembre afin « de garder un dialogue toujours ininterrompu entre les secteurs économiques et l’État de façon à piloter au plus près les attentes du monde économique ».

François Berland

 

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