Jean Castex joue la prudence sur la pratique des sports d'hiver à Noël
Publié le 26/11/2020
 

Pas de ski à Noël, mais possibilité de se rendre en montagne, dans les territoires ultramarins et à l’étranger, ce sont les précisions rendues ce matin de Jean Castex en conférence de presse deux jours après l’allocution du président de la République.

Après l’intervention mardi soir d’Emmanuel Macron, le président de la République, actant les mesures d’un déconfinement progressif en trois phases, Jean Castex, le Premier ministre, accompagné de plusieurs ministres, a précisé les contours de ces phases de déconfinement ce jeudi matin lors d’une conférence de presse. Comme l’avait annoncé avant lui le chef de l’État, Jean Castex a confirmé qu’à partir du 15 décembre il sera possible de se déplacer dans toute la France sans attestation et notamment pour les vacances de fin d’année très attendues par les Français qui souhaitent tourner la page d’une année noire et catastrophique.

Des stations ouvertes mais sans pratique des sports d’hiver

S’il sera possible de partir en vacances, la question des stations de sports d’hiver est réglée. Il n’y aura pas de ski en station. « Toutes les remontées mécaniques et les équipements collectifs seront fermés au public », a bien expliqué le chef du gouvernement. Les colonies et les centres de vacances n’ouvriront également pas durant la période de Noël. Si le Premier ministre a exposé sa prudence au regard de la situation sanitaire en choisissant la fermeté sur la pratique des sports d’hiver, il consent tout de même la possibilité aux Français de « se rendre dans ces stations pour profiter de l’air pure de nos belles montagnes, des commerces, hors bars et restaurants, qui seront ouverts ».

Pour fonder sa position, le Premier ministre s’appuie sur les données épidémiologiques des territoires concernés et étaye son propos en arguant que « la circulation épidémique mais aussi la situation des hôpitaux dans les régions concernées notamment en Auvergne-Rhône-Alpes et Bourgogne-Franche-Comté ne nous permettent pas d’envisager une ouverture pour la période de Noël ». Il a poursuivi son discours en justifiant qu’« il ne serait en effet pas prudent de laisser se rassembler des flux très importants de population avec des activités susceptibles de solliciter par ailleurs les services hospitaliers ».

Une position contestée par plusieurs parlementaires, des élus locaux et des professionnels de la montagne. Echaudés par les annonces du président de la République, ils ont signé ce matin, sur le site internet du Figaro, une tribune implorant le chef de l'Etat d'ouvrir en totalité les stations de ski à Noël. Ils expliquent entre autre que les professionnels de la montagne « se battent parce qu'il s'agit d'un enjeu économique et social majeur pour une filière qui représente plus de 11 milliards d'euros de chiffre d'affaires annuel, 2 milliards d'euros d'exportations, 400 millions d'euros d'investissements ; une activité qui fait vivre un tissu d'entreprises locales, qui emploie plus de 120.000 personnes dans des territoires dont l'économie locale repose souvent, pour l'essentiel, sur ce secteur »En ajoutant qu' « ils sont bien sûr responsables et conscients du contexte sanitaire, mais ils ne sont pas résignés car l'enjeu de Noël est majeur pour la montagne et parce qu'ils se sont mis tous ensemble en ordre de marche pour pouvoir ouvrir les stations, en offrant aux vacanciers les meilleures conditions de sécurité sanitaire ».

Force est de constater que cette lettre comme les suppliques adressées par médias interposés depuis plusieurs semaines n'ont pas été entendues par le gouvernement. Ce dernier a préféré jouer la prudence en éjectant les sports d'hiver des pratiques sportives possibles post-confinement alors même que les stations se préparent depuis plusieurs semaines à accueillir du public dans des conditions sanitaires renforcées et drastiques. Une position surprenante sur l'éviction de l'essence même de la montagne en hiver mais d'y laisser la possibilité de se loger.

Voyage en Outre-mer et à l’étranger

Des discussions sont toujours en cours avec les élus de la montagne et les professionnels du secteur pour définir les indemnités à prévoir suite aux pertes engendrées par ces décisions gouvernementales. De même la question des saisonniers, eux-aussi impactés de plein fouet par la perte d’un contrat en cette fin d’année et le rôle important joué par ceux-ci, sera réglée par le gouvernement. Jean Castex a également assuré que la France travaille sur une position commune de l’Union Européenne concernant le sujet. L’Allemagne, sous la houlette d’Angela Merkel, fait le forcing pour que toutes les stations en Europe n’ouvrent pas avant le 10 janvier.

S’il ne sera pas possible de skier à Noël par contre Français pourront voyager vers les territoires ultramarins et à l’étranger. Pour se faire il faudra produire obligatoirement un test RT-PCR négatif de moins de 72h. Le chef du gouvernement a part ailleurs insisté sur le fait que « les règles variant selon les territoires, il est impératif de se renseigner sur la préparation du voyage ». Il a admis que « les déplacements vers l’étranger seront possibles » mais a tenu à prévenir que « compte tenu de l’évolution rapide de la pandémie dans le monde, il sera indispensable de se tenir informer avant d’envisager tout déplacement, en suivant les conseils aux voyageurs du ministère des Affaires Étrangères, au regard de la situation sanitaire dans le pays de destination et les restrictions en matière d’accès et de séjour ».

 

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