Edito : que certains membres du gouvernement arrêtent de parler à tort et à travers
Publié le 24/11/2020
 

Les fêtes de fin d’année, approchent très vite. On veut tous se retrouver en famille, avec les amis pour passer de délicieux moments ensemble après une année qui fut terrible. On aimerait oublier la pandémie, les actes terroristes, les morts, les paroles en trop ici et là… 2020 est une année à zapper mais il faudra vivre avec. La gestion de cette pandémie sera évidemment à surveiller, à analyser et à retranscrire. Ces dernières semaines sont évidemment éprouvantes pour tous les acteurs du territoire. L’économie plonge et de nombreuses entreprises vont irrémédiablement passer dans le trépas d’une vie injuste. Le gouvernement lance pourtant des aides pour leur venir en aide.

Ce dernier a conscience de la situation mais on ne peut évidemment pas remercier, durant ces dernières semaines, certains membres de l’équipe de Jean Castex qui sont passés en mode liberté de paroles et rétropédalages. Les acteurs économiques du pays attendent de la constance et une ligne conductrice claire. Mais quand Jean-Baptiste Djebbari le ministre des Transports annonce l’ouverture à la réservation de 100% des trains de la SNCF à Noël, les Français entrouvrent forcément une lueur d’espoir pour réserver leurs billets pour cette fin d’année. Il fait ensuite machine arrière quelques jours après en assurant que les billets sont remboursables à 100% sans pour autant garantir le déplacement des Français. On pourrait croire qu’il s’agit juste d’un épi-phénomène d’un ministre enthousiaste pour annoncer une bonne nouvelle aux Français et aux acteurs économiques mais quand un autre membre du gouvernement joue aussi l’équilibriste en revenant sur ses paroles, on se pose naturellement des questions.

En octobre, Jean-Baptiste Lemoyne, le Secrétaire d’État chargé du tourisme acte les vacances de la Toussaint en affirmant que les Français peuvent réserver sans problème. Les acteurs du tourisme sont évidemment soulagés alors que traîne la rumeur d’un nouveau confinement depuis plusieurs jours. Un mois plus tard il annonce avec plus de prudence qu’il faut attendre d’avoir les données très précises sur l’évolution sanitaire et épidémiologique. Cette volte-face contraste évidemment avec sa position du mois d’octobre. Pour le Secrétaire d’État la leçon semble retenue en évitant de partir la fleur au fusil.

A l’inverse d’Elisabeth Borne, la ministre du Travail, a exhorté les professionnels du tourisme à recruter des saisonniers pour la saison hivernale. Et si les fêtes de fin d’année riment avec fermeture complète, les professionnels du tourisme pourront bénéficier du chômage partiel. S’organiser pour recruter du personnel alors que le Premier ministre a reconnu que le confinement serait toujours de mise après le 1er décembre, qu’aucune perspective n’est tracée pour les sports d’hiver et l’ouverture des stations est une curieuse attitude d’une ministre. Personne ne sait si les Français pourront partir en fin d’année, pas mêmes les acteurs du tourisme sur place.

Alors que les membres du gouvernement connaissent parfaitement la situation épidémique du pays et notamment les vallées alpines présentant des taux d’incidence parmi les plus élevés de l’Hexagone, pourquoi inciter les Français à partir et les professionnels de la montagne à recruter pour ensuite faire machine arrière. On a appris hier qu’une décision serait prise sous une dizaine de jours pour l’ouverture des stations de sport d’hiver à Noël. Cette cacophonie ambiante où tout le monde prend la parole pour dicter ses consignes est insupportable dans cette période où les entreprises toussent et crachent fortement.

Ces revirements de paroles n’aident personne et encore moins les professionnels du tourisme en quête de sérénité et de travail. Certains ministres parlent à tort et à travers et en attendant les stations de sport d’hiver préparent la saison sans savoir si elles pourront ouvrir pour Noël et le jour de l’an. Une situation plus qu’inconfortable qui entraîne donc une incertitude pour tout le monde. Si les acteurs du tourisme veulent bien attendre quelques jours pour savoir s’ils pourront travailler, il serait par contre judicieux, pour les acteurs politiques Français, d’arrêter de mettre de faux espoirs dans les têtes des uns et des autres. La justesse dans les propos doit être une vertu cardinale pour ce gouvernement.

 

François Berland

 

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