Démantèlement d'un trafic de faux certificats de tests négatifs au covid-9 à l'aéroport de Roissy
Publié le 06/11/2020
 

Sept personnes ont interpellées pour un trafic de faux certificats de tests négatifs au covid-19 à l’aéroport Roissy-Charles-de-Gaulle.

Lieux de vie, les aéroports ne sont pas à l’abri de petits trafics. C’est ce que les autorités ont découvert dernièrement en démantelant un trafic de faux certificats de tests négatifs au covid-19 à l’aéroport de Roissy-Charles-de-Gaulle rapporte M6. Sept personnes, dont six hommes et une femme âgés de 29 à 52 ans, ont été interpellées dans le cadre de cette enquête de vente illégale menée par la police aux frontières (PAF). Ils sont poursuivis « des chefs de faux, usage de faux et complicité d’escroquerie », selon une source proche de l’enquête. 

Les enquêteurs ont découvert en fouillant les téléphones des personnes interpellées plus de 200 faux certificats négatifs réalisés sur place au moment de la vente. Ces faux documents permettaient ainsi à leurs nouveaux possesseurs de voyager en toute quiétude sur des vols internationaux d’après le parquet de Bobigny. Les investigations font « suite à la découverte d’un passager s’étant enregistré sur un vol à destination d’Addis-Abeba (Ethiopie) avec une fausse attestation de non-contamination par le virus », explique cette même source proche de l’enquête.

Les faussaires présumés vendaient ces certificats entre 150 et 300 euros en reprenant le nom d’un laboratoire existant puis les remettaient aux acheteurs sous format papier ou numérique. Si l'histoire prête à sourire, cette petite équipe a  tout de même profité de l’obligation de présenter un certificat attestant la négativité pour pouvoir voyager afin d'établir ce trafic. « C’est un risque que l’on avait identifié très rapidement au moment du déconfinement », a expliqué Jean-Baptiste Dejbbari ce matin sur France Info.

Les personnes interpellées étaient déjà connues dans l’aéroport comme des emballeurs clandestins de bagages. Avec la baisse drastique aéroportuaire à cause de la pandémie, ces personnes s’étaient donc recyclées dans ce trafic. Le procès se tiendra en mars 2021 et les mis en cause risquent jusqu’à cinq ans de prison et 375 000 euros d’amende.

 

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