Covid19 : le gouvernement serre la vis et met en place de nouvelles zones
Publié le 24/09/2020
 

Alors que la France connaît un net rebond de la pandémie de covid-19, le gouvernement serre la vis en mettant en place de nouvelles restrictions et de nouvelles zones en fonction de la circulation du virus.

 

Alors qu’en France, la pandémie de covid-19 ne cesse de faire bondir les chiffres de personnes infectées, le gouvernement par l’intermédiaire d’Olivier Véran, le Ministre de la santé, a présenté hier soir une nouvelle carte de France des zones contaminées avec des codes couleurs bien spécifiques selon les degrés de propagation de la maladie. Trois zones sont ainsi définies pour justifier les décisions prises. « La situation continue globalement de se dégrader et la circulation du virus atteint dans certains territoires des niveaux tels que les conséquences sanitaires et en particulier le niveau de tension hospitalière […] exigent que nous prenions des mesures supplémentaires », explique Olivier Véran en conférence de presse.

Les départements situés en zone grise sont les moins impactés par la maladie et par les mesures restrictives. Pour les départements en zone rose la donne évolue et ils sont désormais positionnés en « zone d’alerte ». Les préfets peuvent prendre de nouvelles mesures pour empêcher les rassemblements comme les rassemblements de plus de trente personnes interdits.

Les départements placés en zone rouge soit en zone d’ « alerte renforcée », les mesures sont beaucoup plus restrictives. A Lille Lyon, Bordeaux, Saint-Étienne, Paris, Rouen, Grenoble, Rennes, Nice et Toulouse, les rassemblements de plus de 10 personnes sont proscrits à partir de lundi. La jauge de spectateurs passe de 5000 à 1000. Les clubs sportifs de ces villes disposant de clubs d’importances devront donc réduire la voilure sur l’accueil du public voire même de réfléchir à un huit-clos total. Le tournoi de Roland Garros, qui a déjà commencé avec les qualifications à la porte de Saint-Cloud, doit donc réduire ses prétentions d’accueil. Les bars devront fermer au plus tard à 22h. Interdiction des fêtes locales et étudiantes. Les salles de sports et gymnases devront fermer. Le télétravail est fortement recommandé

 

« Punition collective » 

La dernière zone écarlate celle-ci plus problématique, place la région d’Aix-En-Provence-Marseille et la Guadeloupe en « zone d'alerte maximale ». Bars et restaurants font les frais des décisions du Ministre de la santé et devront fermer dès samedi. Les lieux publics accueillant des visiteurs pourraient devenir portes closes si un protocole sanitaire strict n’est pas mis en place. Les clubs de sports vont également baisser leurs rideaux. Les cinémas, théâtres et enterrements ne sont pas concernés par ces décisions. Le télétravail est fortement recommandé ici aussi. Ces mesures sont effectives pour une durée de 15 jours. 

Ce tour de vis ne plaît guère aux politiques qui dès hier soir ont fait part de leur colère. Renaud Muselier, le président Les Républicains de la Région PACA qualifie cette décision de « punition collective » et dénonce même une décision « prise de façon unilatérale ». Michelle Rubirola, la nouvelle maire EELV de Marseille est « en colère » après cette décision où « la mairie de Marseille n'a pas été consultée ». Les élus de la région pensent que les chiffres fournis par Santé Publique France ont tendance à montrer une baisse continue des taux de contamination depuis plusieurs jours.

Bistrotiers et professionnels de la restauration sont également vent debout et ne décolèrent absolument pas face à cette décision. Dans un communiqué commun, les organisations du secteur  UMIH, SNRTC, GNC, GNI veulent le retrait immédiat de ces décisions et sont même prêtes à défendre « l’intérêt du secteur devant les tribunaux si besoin ». Les représentants, du secteur ont fait part de leur doléances à Bruno Le Maire le Ministre de l’économie, des finances et de la relance publique. Ils ont demandé des compensations financières pour faire face à la fermeture partielle ou totale des établissements.

Pour le moment aucun département n’est concerné par la dernière zone, l’urgence sanitaire. En cas de non amélioration de la situation, déjà délicate au sein des hôpitaux qui voient un afflux de plus en plus important d’hospitalisation en réanimation, un reconfinement local n’est pas à exclure.

 

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